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Le Vicomte Édouard de Lapasse
fut un grand médecin toulousain du siècle dernier pourtant on cherchera
en vain son nom dans l'ouvrage de Philippe Wolff : "Les toulousains
dans l'histoire".
De vieille noblesse espagnole, ses ancêtres s'étaient installés dans le
sud-ouest dès le XIIIème siècle et furent au service des
comtes de Foix.
Louis Charles Edouard naquit le 21 janvier 1792, sa mère était une
Cardailalc, alliés eux-mêmes aux marquis d'Osmond, ambassadeur du roi
à LOndres.
Louis fit ses études au lycée de Bordeaux puis son droit à Toulouse
mais il est épris de poésie. Pourtant il engage une carrière
militaire en entrant dans la compagnie des chevaux légers du Roi en
1814.
Par l'intermédiaire de M. d'Osmond, il devint secrétaire d'ambassade et à ce titre voyagea
dans toute l'Europe : à Londres (1815), Hanovre (1818) Berne (1824).
Il rencontra certainement des rosicruciens en Allemagne
(reliés au baron Von Eckartshausen) et sur leur recommandation fut dirigé
à Palerme (1831) vers le prince Balbiani qui l'initia à l'hermétisme des Rose-croix.
Balbiani alors très âgé avait connu personnellement Cagliostro. Il
accède au bibliothèques des abbayes de La Cava, de Monte Cassino et de
Montréal.
De retour en France, De Lapasse eut connaissance des archives des Rose-croix
de France; il put se familiariser avec les ouvrages de Paracelse, Van
Helmont, Robert Fludd, de David de Planis-Campy.
Parallèlement il étudia la médecine à la faculté de Paris. Il
accordait une très grande importance à l'école de Salerne et à l'école
de Montpellier ( voir Arnaud de Villeneuve). Mais n'obtint jamais de diplôme.
Un temps journaliste légitimiste pour les journaux "Le
rénovateur" ou "La quotidienne", il fréquente les salons
de la comtesse de Boigne et y côtoie M. de Rémusat. Puis en 1842, il revint exercer gratuitement les soins médicaux à Toulouse. Il
passait pour guérir l'épilepsie, la phtisie et les rhumatismes.
Il publia de très importants ouvrages notamment sur l'art de conserver la
vie le plus longtemps possible. Sur l'hygiène et la thérapeutique à
l'usage des pauvres.
Il devint mainteneur des jeux floraux et président de la société d'archéologie
de Toulouse. Il s'intéressait aussi à l'agriculture et écrivit de très
nombreux ouvrages sur la poésie, des romans, des études politiques et
philosophiques, notamment une "Physiologie des nations".
En 1865, il fut peu de temps conseiller municipal de Toulouse.
Il mourut en 1867 au château de Lussac chez M. de Montesquiou.
Il eut une fille, Blanche de son épouse née Lagarde qui mourut en
couche et eut la douleur de perdre cette enfant unique peu après
qu'elle ne se marrie avec M. de la Bourdonnaye.
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1
- La biographie du vicomte Louis-Charles-Edouard de Lapasse a été
retracée par le comte Fernand de Rességuier, Éloge de M. le
vicomte de Lapasse, Jeux Floraux, Toulouse, 1869, imprimerie
Douladoure.
2 - Ainsi se
nommaient parfois les Rose-croix depuis que Cagliostro dans son
"mémoire contre le Procureur général" s'était qualifié de
"noble et voyageur, passant et faisant le bien" (voir la tombe
de Fleury à Rennes-les-Bains).
3
- Essai sur la conservation de la vie, Paris 1860, Victor Masson
4 - Firmin Boissin, en 1869, dans Visionnaires et illuminé,
Paris Liepmannssohn et Dufour
5 - le 18ème celui de Chevalier Rose-Croix
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